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Comment l’équipe vit le confinement : Corinne, Paris, 8ème jour

Mes références

Quand elle était enfant, ma mère a connu le bombardement de Tunis, la fermeture des écoles et sa fuite, seule avec sa sœur, pour rejoindre leur maison de vacances située à une centaine de kms. Ce fut une belle aventure pour elle qu’elle nous racontât.

De mon côté, j’ai vu mon école fermer du jour au lendemain en mai 68 et ce n’était pas triste, au contraire.

Je pense que la crise actuelle me ramène quelque part à ces évènements et ravive au fond de moi une forme de joie.

Néanmoins, à certains moments, la peur m’a envahit : le virus bien sûr mais encore plus la survie de l’agence.

Une de mes amies, psychologue, me dit qu’elle a 5 chefs d’entreprises dans sa patientèle et qu’ils étaient tous « anéantis » les premiers jours : que va-t-il se passer, pourront-ils payer leurs charges, tenir, survivre… Elle-même a eu tendance à envisager le pire : perdre tous ses clients ( elle en a 40 !), fermer boutique…

Je suis comme eux : le devenir de l’agence m’inquiète davantage que le risque de contamination.

 

Ce dont je me rappellerai

Mercredi 18 mars, j’ai dû aller au bureau. Prendre le métro, arpenter Paris désert composent une expérience marquante, presque lunaire : l’espace semble plus grand, l’air est limpide, tout est tranquille… J’ai vécu ce moment comme unique.

 

Comment ça se passe concrètement ?

Travailler 100 % du temps à distance n’est pas évident.

Au début, je me suis trouvée moins efficace : tendance à craindre l’erreur, à voir et revoir, à peaufiner exagérément.

Par ailleurs l’appartement ne manque pas d’espace mais il manque de lumière or j’ai besoin de lumière du jour pour travailler. J’ai donc rapproché mon bureau de la fenêtre, scénarisé mon mini balcon pour avoir une vue plus sympa.

 

Et demain

Le Monde du 26 mars annonce que les budgets de communication sont à - 40% et que plusieurs grosses agences sont en danger.

Nous sommes une petite agence, nous tournons en ce moment au ralenti, mais nous tiendrons. Les annonceurs ne peuvent geler tous les projets et un bon nom ne représente qu’un petit budget comparativement à la communication. Comme le roseau nous plierons mais ne romprons pas.

Corinne, mercredi 25 mars

Corinne Bessis Dirigeante Bessis, agence de naming et d’exaltation d’offres.

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